L'écroulement du capitalisme (la leçon de P. V. Piobb)
Par A P le dimanche 26 octobre 2008, 20:43 - Philosophie - Lien permanent
"Le système social qualifié de "capitaliste" - mais on dit mieux en
l'appelant "ploutocratique" - a pu avoir ses effets : l'Histoire les
discutera. Ce n'est pas, à proprement parler, un système - c'est une mentalité.
Son écroulement - fatal quoique à retardement - donnera nécessairement place à
autre chose. De ce que sera l'avenir, ce n'est pas, ici, le lieu de parler.
Quoi qu'il en soit, cependant, des Temps fururs, il faudra bien leur donner un
caracère intellectuel - sans quoi aucune évolution ne se constaterait.

Le progrès matériel se trouve, aujourd'hui, plus avancé que le progrès
intellectuel - surtout quand on songe à ce que savaient les anciens. (...) Le
progrès social, qui constitue le troisième terme du problème, se trouvera
nécessairement entraîné par ce parallélisme (du progrès matériel et du progrès
intellectuel) et l'Humanité sortira de ses troubles, maintenant séculaires,
pour respirer une atmosphère purifiée par l'intellectualité qui - quatrième
proportionnelle - surgira spontanément ainsi que chaque fois..."
P. V. Piobb, Clef universelle des sciences secrètes, Omnium littéraire, 1950, 1976, page 508.
P. S. : Spirales de l'apocalypse ultra-libérale et du développement durable (un e-tract CGT)



Commentaires
L'attente, voici la clé de ces éclosions spontanées dont parle Piobb. Jeanne d'Arc aurait-elle existé si elle n'était surgie de l'attente de son temps ? Pire que cela, était-elle autre chose que la matérialisations d'une espérance imaginale collective ? On peut lire à ce sujet les pages pleines d'intérêt qu'Yves-Marie Bercé a consacrées au phénomène de l'attente, dans son livre Le Roi caché paru chez Fayard en 2008.