Voici le temps de Samain !
Par A P le lundi 27 octobre 2008, 11:41 - Cosmos - Lien permanent
Agenda de Samain / Samonios 6008 :
- Mardi 28 octobre, 23h13 TU (mercredi 29 octobre, 00h23 TCivil de
Paris) : nouvelle lune.
- Samedi 1er novembre, 20h54 TU (22h10 Tcivil de Langogne) : lune de
descendante à montante.
- Dimanche 2 novembre, 04h08 TU (04h24 TCivil de Grandrieu) : lune de
Scorpion (eau) en Sagittaire (feu).
- Dimanche 2 novembre, 04h55 TU (05h06 TCivil de Laval-Atger) : lune à
son apogée.
)
Samain / Samonios : "Dans la mythologie celtique irlandaise,
Samain (on rencontre parfois la graphie Samhain) est la fête religieuse qui
célèbre le début de la saison « sombre » de l’année celtique (pour
les Celtes, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et
une saison claire). C’est une fête de transition - le passage d’une année à
l'autre - et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux..."
(wikipédia)
Quelques liens : WikiPédia, La Voie de la
Déesse, L'Arbre
celtique

Druides pythagoriciens (un extrait de la présentation du
''Pantheisticon'' de John Toland, édité par A. Peillon)
Épicure ! Toland a vivement ressuscité l’essentiel de son heureuse
philosophie lors de la rédaction testamentaire du Pantheisticon. Sa
physique, qui évacue l’idée de la moindre divinité créatrice de l’Univers,
finit par postuler une composition corpusculaire de la matière. Sa condamnation
de la religion révélée est générée par son horreur de la superstition. Son
engagement dans les « sociétés secrètes » ne vise pas à cultiver une
quelconque amitié élitiste des sages, aussi plaisante soit elle, mais bien à
travailler sans entraves « au salut de la République et au bien commun du
genre humain » (Pantheisticon, Partie III, « Petite
dissertation de la double philosophie », chap. III).
Toland cultive donc l’ésotérisme, en sûre compagnie, pour construire une
humanité meilleure et plus éclairée. Le Pantheisticon fait d’ailleurs
référence, en plusieurs occasions, à des Esoterica dont aucune autre
trace n’est encore connue. Sur ce point, il est aujourd’hui nécessaire d’être
particulièrement précis. Pour notre philosophe et les francs-maçons panthéistes
ou druides du XVIIIe siècle, la philosophie ésotérique ou hermétique est, au
contraire de l’occultisme, d’une limpidité et d’une simplicité dignes de la
« vérité nue ». Elle ne peut, cependant, être connue que d’un petit nombre
de sages, tant sa clarté est aveuglante et soulève l’hostilité des puissants
ainsi que de leurs féaux serviteurs. On reconnaît ici le thème du « masque
», dont Descartes ne fut pas le moindre des utilisateurs, parmi les mythiques
Rose-Croix, selon les excellents Gustave Cohen et Maxime Leroy. Car, si
l’influence du panthéisme rosicrucien - notamment celui de Robert Fludd
(1574-1637) - sur Spinoza puis sur Toland est une évidence, la tradition
hermétique ne peut, par temps d’Inquisition, se dévoiler hors des cercles plus
ou moins clandestins des libertins érudits et des fraternités
naturalistes.
Pourtant, selon l’Irlandais, cette philosophie est bien perpétuelle (sophia
perennis) et première (prisca theologia, chère à Ficin),
transmise depuis la plus haute Antiquité par les « prêtres »
Égyptiens, Pythagore, Démocrite, Moïse, Salomon, Confucius, Cléobulina de
Lindos, les druides, Cicéron, Lucrèce, Hypatie, Copernic…, tous les
« philosophes », femmes presque autant qu’hommes, invoqués par les frères
socratiques du Pantheisticon. Elle est alors partagée par une
véritable Internationale de panthéistes et de naturalistes qui correspond à une
partie de la franc-maçonnerie de l’Europe des Lumières. Toland, dans le
Panthisticon, en place le « siège » à Londres, mais affirme
que les membres de cette société « demeurent habituellement à Paris,
d’autres à Venise, plusieurs dans toutes les villes de Hollande, surtout à
Amsterdam, et quelques-uns, chose singulière, jusque dans la Cour de Rome
».
Ainsi, un cercle clandestin de naturalistes parisiens, dont l’existence est
révélée par le traité de Bonnaventure de Fourcroy, Doutes sur la
religion, saisi en février 1698 par la police, ressemble étrangement à la
sodalité socratique décrite par le Pantheisticon. « Quoi qu’il en
soit, nous connaissons aujourd’hui par d’autres sources l’existence de sociétés
philosophiques clandestines semblables à celles que décrivent Toland et
Fourcroy », affirme l’historien de la littérature clandestine des XVIIe et
XVIIIe siècles, Miguel Benítez.
De même, parmi les papiers retrouvés chez Toland, après son décès, par son ami
Michel Maittaire, figure un procès-verbal en français d’une réunion d’un
« Chapitre général des Chevaliers de la Jubilation », qui se serait tenue
à La Haye en 1710. Les protagonistes de l’affaire sont connus. La société
décrite est libertine, bachique et manifestement maçonnique. En effet, le
compte-rendu est rédigé par le libraire-éditeur protestant Prosper Marchand,
ami intime de Rousset de Missy, le maître (on dirait, aujourd’hui, le
« vénérable ») de la loge La Bien Aimée, à l’Orient d’Amsterdam.
En 1717, Toland participe coup sur coup aux fondations coordonnées de la Grand
Lodge maçonnique d’Angleterre (le 24 juin, Saint-Jean solsticiale d’été, à la
taverne de l’Oie et le Gril) (49) et du Druid Order (le 21 septembre, équinoxe
d’automne, à la taverne du… Pommier). Il est même élu premier Grand druide de
cette seconde institution, le restera jusqu’à sa mort en 1722, et vantera, en
1720, dans le Pantheisticon (Partie III, « Petite dissertation
sur la double philosophie… », chap. I), l’élévation proprement pythagoricienne
de l’esprit des anciens mages celtes...

Commande possible sur le site des éditions du Bord
de l'Eau ou sur
Amazon.fr.

A lire en priorité : Jean-Louis Brunaux,
Les Druides, des philosophes chez les barbares, Editions du Seuil,
2006 ! (J.-L. Brunaux éclaire, en une trentaine de pages lumineuses, les
relations considérables entre druidisme et pythagorisme...)



