Agenda de Samain / Samonios 6008 :

  • Mardi 28 octobre, 23h13 TU (mercredi 29 octobre, 00h23 TCivil de Paris) : nouvelle lune.
  • Samedi 1er novembre, 20h54 TU (22h10 Tcivil de Langogne) : lune de descendante à montante.
  • Dimanche 2 novembre, 04h08 TU (04h24 TCivil de Grandrieu) : lune de Scorpion (eau) en Sagittaire (feu).
  • Dimanche 2 novembre, 04h55 TU (05h06 TCivil de Laval-Atger) : lune à son apogée.

    La lune et l'étoile du matin (Vénus))


Samain / Samonios : "Dans la mythologie celtique irlandaise, Samain (on rencontre parfois la graphie Samhain) est la fête religieuse qui célèbre le début de la saison « sombre » de l’année celtique (pour les Celtes, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire). C’est une fête de transition - le passage d’une année à l'autre - et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux..." (wikipédia)

Quelques liens : WikiPédia, La Voie de la Déesse, L'Arbre celtique

Merlin et Viviane

Druides pythagoriciens (un extrait de la présentation du ''Pantheisticon'' de John Toland, édité par A. Peillon)

Épicure ! Toland a vivement ressuscité l’essentiel de son heureuse philosophie lors de la rédaction testamentaire du Pantheisticon. Sa physique, qui évacue l’idée de la moindre divinité créatrice de l’Univers, finit par postuler une composition corpusculaire de la matière. Sa condamnation de la religion révélée est générée par son horreur de la superstition. Son engagement dans les « sociétés secrètes » ne vise pas à cultiver une quelconque amitié élitiste des sages, aussi plaisante soit elle, mais bien à travailler sans entraves « au salut de la République et au bien commun du genre humain » (Pantheisticon, Partie III, « Petite dissertation de la double philosophie », chap. III).
Toland cultive donc l’ésotérisme, en sûre compagnie, pour construire une humanité meilleure et plus éclairée. Le Pantheisticon fait d’ailleurs référence, en plusieurs occasions, à des Esoterica dont aucune autre trace n’est encore connue. Sur ce point, il est aujourd’hui nécessaire d’être particulièrement précis. Pour notre philosophe et les francs-maçons panthéistes ou druides du XVIIIe siècle, la philosophie ésotérique ou hermétique est, au contraire de l’occultisme, d’une limpidité et d’une simplicité dignes de la « vérité nue ». Elle ne peut, cependant, être connue que d’un petit nombre de sages, tant sa clarté est aveuglante et soulève l’hostilité des puissants ainsi que de leurs féaux serviteurs. On reconnaît ici le thème du « masque », dont Descartes ne fut pas le moindre des utilisateurs, parmi les mythiques Rose-Croix, selon les excellents Gustave Cohen et Maxime Leroy. Car, si l’influence du panthéisme rosicrucien - notamment celui de Robert Fludd (1574-1637) - sur Spinoza puis sur Toland est une évidence, la tradition hermétique ne peut, par temps d’Inquisition, se dévoiler hors des cercles plus ou moins clandestins des libertins érudits et des fraternités naturalistes.
Pourtant, selon l’Irlandais, cette philosophie est bien perpétuelle (sophia perennis) et première (prisca theologia, chère à Ficin), transmise depuis la plus haute Antiquité par les « prêtres » Égyptiens, Pythagore, Démocrite, Moïse, Salomon, Confucius, Cléobulina de Lindos, les druides, Cicéron, Lucrèce, Hypatie, Copernic…, tous les « philosophes », femmes presque autant qu’hommes, invoqués par les frères socratiques du Pantheisticon. Elle est alors partagée par une véritable Internationale de panthéistes et de naturalistes qui correspond à une partie de la franc-maçonnerie de l’Europe des Lumières. Toland, dans le Panthisticon, en place le « siège » à Londres, mais affirme que les membres de cette société « demeurent habituellement à Paris, d’autres à Venise, plusieurs dans toutes les villes de Hollande, surtout à Amsterdam, et quelques-uns, chose singulière, jusque dans la Cour de Rome ».
Ainsi, un cercle clandestin de naturalistes parisiens, dont l’existence est révélée par le traité de Bonnaventure de Fourcroy, Doutes sur la religion, saisi en février 1698 par la police, ressemble étrangement à la sodalité socratique décrite par le Pantheisticon. « Quoi qu’il en soit, nous connaissons aujourd’hui par d’autres sources l’existence de sociétés philosophiques clandestines semblables à celles que décrivent Toland et Fourcroy », affirme l’historien de la littérature clandestine des XVIIe et XVIIIe siècles, Miguel Benítez.
De même, parmi les papiers retrouvés chez Toland, après son décès, par son ami Michel Maittaire, figure un procès-verbal en français d’une réunion d’un « Chapitre général des Chevaliers de la Jubilation », qui se serait tenue à La Haye en 1710. Les protagonistes de l’affaire sont connus. La société décrite est libertine, bachique et manifestement maçonnique. En effet, le compte-rendu est rédigé par le libraire-éditeur protestant Prosper Marchand, ami intime de Rousset de Missy, le maître (on dirait, aujourd’hui, le « vénérable ») de la loge La Bien Aimée, à l’Orient d’Amsterdam.
En 1717, Toland participe coup sur coup aux fondations coordonnées de la Grand Lodge maçonnique d’Angleterre (le 24 juin, Saint-Jean solsticiale d’été, à la taverne de l’Oie et le Gril) (49) et du Druid Order (le 21 septembre, équinoxe d’automne, à la taverne du… Pommier). Il est même élu premier Grand druide de cette seconde institution, le restera jusqu’à sa mort en 1722, et vantera, en 1720, dans le Pantheisticon (Partie III, « Petite dissertation sur la double philosophie… », chap. I), l’élévation proprement pythagoricienne de l’esprit des anciens mages celtes...

Pantheisticon
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Cernunnos

A lire en priorité : Jean-Louis Brunaux, Les Druides, des philosophes chez les barbares, Editions du Seuil, 2006 ! (J.-L. Brunaux éclaire, en une trentaine de pages lumineuses, les relations considérables entre druidisme et pythagorisme...)

Les Druides