Le grand shabbat du monde (Principe biblique de l'écologie), par Antoine Peillon
Par Antoine Peillon le lundi 21 juin 2010, 23:08 - Philosophie - Lien permanent
"Et furent parachevés (va-yekhoulou) les cieux et la terre, avec toute leur
multitude (tsevaam, "armée"). Elohim paracheva, au septième jour, l'œuvre qu'Il
avait faite ; et Il arrêta, ce septième jour, toute l'œuvre qu'Il avait
faite. Aussi, Elohim bénit-Il le septième jour et en fit une chose sainte,
parce que ce jour-là Il arrêta l'œuvre entière qu'Il avait créée pour faire."
(Genèse, II, 1-3). Le septième jour, c'est donc le shabbat, dont le nom figure
explicitement dans le texte de La Genèse, puisque "arrêt" se dit shabbat en
hébreu. Cela signifie qu'il y a deux modes de relation entre Dieu et le monde.
La relation qui relève du maaseh be-réchit (la création pendant les six jours
du commencement). De même, l'homme, dans sa relation avec le monde, avec la
nature et avec l'instrument, répète le maaseh be-réchit.
Mais il y a aussi la relation shabbatique. Dieu cesse d'organiser le monde, car
l'homme est né le sixième jour et va continuer la Création. Désormais, Dieu
n'interviendra plus directement dans le monde, sauf par quelques rares
miracles... Il ne faut pas dire que Dieu s'est "reposé" le jour du
shabbat ! Que pourrait être la fatigue de Dieu ? Il vaut mieux dire
qu'Il a interrompu ce jour-là Son travail. Qu'Il a chômé.
Texte intégral (en PDF) : Le grand shabbat du monde
